C.A. Paris et Red Star, nul : 2 à 2 Privé de Pinel et Van Tobel, le Red Star fournit une exhibition très moyenne. Seuls, Thépot, Diaz et Bour furent à la hauteur de leur tâche, mais les autres joueurs pratiquèrent nettement en-dessous de leur valeur. On ne peut, certes, leur reprocher d'avoir manqué de courage. Ils firent preuve, au contraire, de beaucoup d'énergie, mais ils ne trouvèrent la cadence qu'à de trop rares moments. Le C.A.P. joua un match très courageux, mais à l'instar des Audoniens, les Capistes pratiquèrent d'une façon brouillonne. Les attaques du C.A.P. furent plus nombreuses et aussi plus dangereuses. Le jeu du Red Star fut sans doute plus incisif, plus pénétrant, mais que d'occasions gâchées par les « marine et blanc », de par la faute de certains attaquants, qui tentèrent leurs chances de beaucoup trop loin ! Les Capistes, au contraire, s'approchèrent des buts de Thépot, avec plus de timidité peut-être, mais d'une façon plus méthodique, et aussi plus spectaculaire. Il fallut tout le brio de Thépot et aussi toute la souplesse et l'adresse de Diaz, pour empêcher Rose et ses camarades de ne pas marquer davantage. Bref, match pauvre dans l'ensemble et aussi joué un peu trop durement. L'arbitre, M. Gérardin, peut être rendu responsable de cet énervement des joueurs, car il manqua d'autorité et eut des décisions pour le moins incompréhensibles. La partie débuta rapide et à l'avantage du C.A.P. La défense du Red Star flotta quelques minutes et c'est miracle que Thépot ne fût pas battu. Les Audoniens ne tardèrent pas à s'organiser et sur service de Bertrand, Finamore marqua un but très applaudi. Le C.A.P. ne se découragea pas et, peu avant le repos, Cauet, à la suite d'un bel effort, se présenta seul devant Thépot, et n'eut aucune peine à le tromper. Au repos : 1 à 1. La reprise fut pénible pour le Red Star, qui eut à se défendre pour ensuite mener à son tour. Bertrand, bien servi, réussit le second but du R.S.O. On croyait à la victoire du Red Star, quand dix minutes avant la fin, sur centre de Rossi, Rose, de la tête, mit les deux équipes à égalité. Le score ne devait plus subir de changement malgré l'ardent désir de gagner manifesté par les joueurs des deux camps. — Paul Emaer.